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Préparer son sac à dos pour un trek/raid en montagne

Cette page concerne le matériel à emporter pour des treks et raids de plusieurs jours en montagne, d’un week-end à une semaine, ou plus. Il faut bien évidemment l’adapter selon votre type de séjour (refuge gardé ou non, tente, bivouac…) et selon la saison.
Pour des balades/randonnées plus courtes, à la journée, n’hésitez pas à consulter la page traitant de la préparation du sac à dos pour une randonnée à la journée.

Le sac à dos

Sa taille dépendra du type, et de la durée de votre trek, mais il devra dans tous les cas être adapté à votre morphologie et correctement réglé. Pour plusieurs jours, il est impératif de choisir un sac à dos doté d’une armature rigide, d’une sangle abdominale (ceinture) et de sangles de rappel de charge, afin de préserver votre dos. Un sac de 45 à 50 l suffit généralement pour un raid de 2 à 3 jours en refuge. Pour partir en autonomie sur 1 semaine ou plus, un sac de 60 l peut s’avérer nécessaire, mais dans ce cas attention de ne pas trop le charger : on a souvent tendance à y mettre beaucoup trop de matériel, qui lors de la randonnée devient gênant du fait de son poids trop élevé.

Les chaussures de marche

Pour les treks de plusieurs jours en montagne, il est recommandé d’opter pour des chaussures un peu plus rigides, qui soulageront vos articulations (genoux, dos …). Veillez à choisir un modèle avec un bon maintien de la cheville, qui vous éviteront l’entorse qui arrive facilement en fin de journée avec un peu de fatigue et un sac à dos au poide non négligeable.

Malgré tout, vos chaussures doivent rester confortables et agréables à porter. N’oubliez pas que c’est d’elles que dépend avant tout la réussite de votre séjour.

En hiver choisissez de préférence des modèles chauds, et dans tous les cas, privilégiez les chaussures imperméables et respirantes (membrane gore-tex) qui vous éviteront transpiration excessive et ampoules.

Equipez vous également de bonnes chaussettes (style thyo) qui sèchent plus vite que les chaussettes coton, et qui contribuent elles aussi à éviter l’apparition des ampoules. Dans tous les cas, prévoyez des pansements à ampoules (style COMPEED) dans la pharmacie !

Le sac de couchage

C’est de lui que dépend la qualité de vos nuits, et donc de vos futures journées de marche ! N’oubliez pas qu’en altitude, la température peut fortement descendre la nuit, même en été. Le vent et l’humidité sont également fréquents en altitude, et influencent eux aussi la température ressentie. N’oubliez pas qu’il est aussi plus facile d’ouvrir un sac dans lequel on a chaud, que de réchauffer un sac de couchage trop « léger ». Généralement, les fabricants indiquent 3 températures sur la fiche technique des sacs de couchage :

  • La température de confort : ce premier paramètre est le plus important à considérer, car c’est la température pour laquelle ce sac de couchage sait vous garantir une isolation qui vous permettra de dormir confortablement, sur le dos, sans ressentir la sensation de froid. Si vous êtes frileux, choisissez une température de confort un peu plus basse.
  • La température limite de confort : généralement 4 à 5 degrés plus faible que la température de confort, il s’agit de la température limite dans laquelle vous pouvez dormir, plus ou moins confortablement, en position recroquevillé (afin de réduire sa surface de contact), selon que vous êtes plus ou moins sensible au froid. En dessous de cette température, vous ne pourrez pas dormir convenablement.
  • La température de risque : il s’agit de la limite absolue du sac de couchage, c’est à dire la température pour laquelle son isolation vous protégera du froid et de l’hypothermie. Inutile donc de vous préciser qu’il ne faut surtout pas faire de cette température son critère de choix !

C’est avant tout la température de confort qui doit vous servir de référence dans votre choix, pas la température limite de confort, et encore moins la température extrême.

Concernant la forme du sac de couchage, une forme sarcophage adopte mieux la forme du corps donc le volume à chauffer est moins important. Il vous permettra ainsi une meilleure isolation, et vous aurez la possibilité de le fermer complètement en ajustant sa capuche juste autour de votre visage, pour une isolation optimale.

A titre d’information, j’utilise pour mes randonnées un LAFUMA Warm’n Light 800, forme sarcophage, qui pèse 800g et tient dans un volume relativement restreint. Ses températures sont : confort +5°C, limite 0°C, extrême -16°C. Avec un drap de soie à l’intérieur (voir ci-dessous), je passe sans problème des nuits à 2-3°C, mais je suis habitué et peu sensible au froid !

Le drap de sac

En soie ou en polaire, il vous permettra de gagner quelques degrés de confort dans votre sac de couchage. La soie est très légère et procure une sensation de chaleur, alors que la polaire est légèrement plus lourde mais peut apporter un gain de chaleur plus important. Attention toutefois : pour les grands froids, il faut disposer d’un sac conçu d’emblée pour ces conditions. Pour un séjour en refuge gardé, vous aurez généralement des couvertures fournies et pourrez donc emporter seulement votre drap, sans avoir à porter votre duvet.

Sachez également que le lavage (en machine notamment) fait perdre à votre duvet ses qualité d’isolation. Ainsi, en utilisant systématiquement votre drap de sac et en le lavant séparément, vous évitez ainsi le lavage à votre duvet et préserverez sa durée de vie.

Le tapis de sol

Il vous isole du froid du sol et vous offre par son amorti (sommaire) un peu de confort. La encore, plusieurs types existent : en mousse plate ou alvéolée, autogonflants, etc… Ces derniers sont relativement confortables, mais ont une durée de vie très limitée car ils perdent rapidement leur étanchéité, et donc leur intérêt. Les tapis de sol en mousse alvéolée semblent être à l’heure actuelle le meilleur compromis entre poids confort et longévité.

La lampe de poche

Préférez la frontale à la lampe torche, car plus pratique à utiliser : la frontale permet d’avoir ses 2 mains libres pour cuisiner, ou faire son sac par exemple !

La tente

Pour les séjours en bivouac, choisissez une tente légère, mais tout de même assez spacieuse pour vous accueillir ainsi que vos affaires. Intéressez vous à sa facilité de montage, car inutile de vous dire qu’en cas de montage tardif, ou sous la pluie, vous apprécierez d’autant plus de ne pas avoir à sortir la notice pour vous rappeler si l’armature doit passer à droite ou à gauche de l’œillet du bord de la toile ! Enfin, regardez également le démontage de votre tente, afin de pouvoir facilement la faire sécher lorsqu’elle est pleine de rosée matinale.

Le réchaud et la popote

Afin de cuisiner en trek, il est bien souvent nécessaire d’avoir un réchaud (ou plusieurs) dans le groupe. De nombreux modèles existent : à gaz, à pétrole, à alcool, à bois…

Votre premier critère de choix doit être le poids ! Si vous ne savez pas quoi choisir, optez pour un modèle à gaz très léger. Une simple tête de réchaud à visser sur une bouteille de gaz fait très bien l’affaire ! Ne vous encombrez pas avec les imposants camping-gaz, trop lourds et volumineux pour un usage en randonnée itinérante.

Concernant la popote, un ensemble casserole/assiette emboitable (et léger également) fera très bien l’affaire, et vous pourrez y ranger couverts, boite d’allumettes, tête de réchaud, etc…

Pour vous désaltérer en refuge ou en bivouac, choisissez une tasse légère en métal ou en plastique rigide, que vous pourrez facilement ranger dans votre popote.

Si vous dormez en refuges gardés et que vous ne prévoyez pas de repas chaud lors de vos pauses pique-nique de midi, tout ce matériel peut être laissé à la maison et vous pouvez alors vous contenter d’un couteau…

Pour le couteau, optez pour un modèle robuste. Un Opinel, bien qu’un peu lourd, vous rendra de nombreux services tout au long de vos raids en autonomie. Fourchette, cuillère : choisissez les le plus léger possible, tout en étant robuste.
Vous pouvez trouver en surplus militaire des couteaux multi-fonctions très pratiques composés d’un couteau à grande lame, d’une cuillère, une fourchette, un ouvre-boîte et d’un tire-bouchon. L’ensemble est un peu lourd, mais c’est du solide !

Les vêtements

En été comme en hiver, emportez sur vous plusieurs couches imperméables et respirantes afin de vous protéger du soleil, du froid et des intempéries : T-shirt respirant près du corps, polaire ou soft-shell pour la chaleur, veste en gore-tex(imperméable et respirant) à l’extérieur. Pour les jambes, un pantalon + surpantalon imperméable l’été, ou collant + pantalon gore-tex ou pantalon de ski l’hiver. N’oubliez pas de prendre également un bonnet, et une paire de gants.

Concernant les changes, c’est en général la difficulté : si il est possible de laver les vêtements en été, en utilisant sources ou ruisseaux, ou encore un lavabo à disposition,1 ou 2 T-shirts, un pantalon (ou short) de rechange, et 2 à 3 paires de chaussettes et sous-vêtements suffisent quelle que soit la durée du trek. En hiver ou en cas de mauvais temps, il est plus difficile de faire sécher les vêtements. Prévoir alors quelques changes en faisant attention à ne pas trop se charger, et en gardant à l’esprit qu’avec l’arrivée du mauvais temps il est toujours préférable d’avoir des vêtements un peu sales que des vêtements humides ou même complètement mouillés !

Le nécessaire de toilette

Prendre une brosse à dents, et éventuellement un petit tube de dentifrice, bien que celui-ci ne soit pas indispensable à un brossage efficace. Pour se laver et laver les vêtements, le savon de Marseille est l’idéal : il permet de tout faire et ne pollue pas l’eau des ruisseaux. Concernant le séchage, vous trouverez en magasin de sport des petites serviettes ultra-légères en fibre synthétique, très absorbante.

La pharmacie

Avec ciseaux, pince à échardes, pansements, doubles-peaux (pour les ampoules aux pieds), des comprimés de purification d’eau, quelques médicaments en cas de maux de tête, maux de ventre, et les traitements à ne pas oublier !
Vous pouvez aussi y inclure de l’arnica en pommade ou en homéopathie, qui permet de soulager les courbatures légères.

Et surtout : optimiser le poids

Veillez à bien optimiser le contenu de votre sac de façon à n’oublier aucun de ces éléments essentiels à votre sécurité, et au bon déroulement du séjour, mais surtout ne vous surchargez pas inutilement. Il faut emmener tout le nécessaire, mais rien de plus. N’oubliez pas que pendant votre trek, vous devrez porter tous les jours votre sac à dos, et qu’un sac trop lourd sollicite abusivement les articulations, et peut être la cause de petits traumatismes ou de grandes difficultés…

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